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Comprendre et traiter l’impuissance apprise en psychothérapie : une approche jungienne intégrative

  • Photo du rédacteur: Alexandra Lange
    Alexandra Lange
  • il y a 6 jours
  • 4 min de lecture

De nombreuses personnes arrivent en thérapie avec cette phrase récurrente : « Je sais ce que je devrais faire, mais je n’y arrive pas. » Derrière ce constat, souvent accompagné de culpabilité et d’incompréhension, se cache fréquemment un mécanisme psychique précis : l’impuissance apprise, aussi appelée impuissance acquise.


Dans une approche thérapeutique d’inspiration jungienne, l’impuissance apprise n’est ni un défaut de volonté, ni un manque de motivation. Elle constitue une réponse adaptative à des expériences répétées d’impuissance réelle, et nécessite un accompagnement spécifique, respectueux du rythme psychique de la personne.


L'impuissance apprise est comparable au refus d'obstacle : elle se surmonte
L'impuissance apprise est comparable au refus d'obstacle : elle se surmonte

L’impuissance apprise : un mécanisme psychique, pas un choix


L’impuissance apprise apparaît lorsque les tentatives d’agir, de se défendre ou de se faire entendre ont été répétitivement inefficaces, voire sanctionnées. La psyché intègre alors une règle implicite : agir est inutile ou dangereux.


Ce mécanisme se manifeste par :

  • une inhibition de l’action,

  • une perte de confiance dans ses capacités,

  • une difficulté à prendre des décisions,

  • une résignation intérieure,

  • un sentiment d’enfermement.


Dans ce contexte, les injonctions extérieures à « se reprendre » ou à « passer à l’action » sont non seulement inefficaces, mais souvent culpabilisantes.


Pourquoi l’action devient impossible malgré la conscience du problème


L’une des grandes incompréhensions autour de l’impuissance apprise est la suivante : comment peut-on ne pas agir alors que l’on voit clairement ce qui ne va pas ?


Sur le plan psychique, la réponse est simple : le système de protection interne s’est figé. La personne n’est pas dans l’inaction par choix, mais dans une sidération durable, souvent liée à des expériences de harcèlement, d’emprise, d’injustice ou d’insécurité relationnelle.


La lecture jungienne de l’impuissance apprise


Dans la psychanalyse jungienne, l’impuissance apprise peut être comprise comme un gel de l’énergie psychique et un blocage du processus d’individuation.

Plusieurs archétypes sont alors impliqués.


La Victime sacrificielle

La personne intériorise l’idée qu’elle doit supporter, tenir, s’adapter. La souffrance devient un état normalisé, parfois invisible aux yeux de l’entourage.


La Guerrière empêchée

L’archétype de l’action, de la protection et de la limite est inhibé. Toute tentative d’affirmation est vécue comme risquée ou vaine.

Découvrir cet archétype féminin de transformation : la guerrière.


La Destructrice retournée contre soi

La colère, ne pouvant s’exprimer vers l’extérieur, se retourne contre la personne elle-même sous forme de culpabilité, de dévalorisation ou d’épuisement.


L’Ombre figée

Des affects puissants restent bloqués dans l’inconscient, alimentant l’inertie et la perte de vitalité.


Découvrir tous les archétypes féminins.


En quoi la psychothérapie diffère des approches volontaristes


Dans une approche thérapeutique intégrative et jungienne, il ne s’agit pas de forcer l’action ni de prescrire des comportements. Le travail commence par la restauration d’un sentiment de sécurité intérieure.


La thérapie permet notamment de :

  • reconnaître la sidération sans la juger,

  • comprendre les mécanismes en jeu,

  • remettre du sens là où la personne ne voyait qu’un échec,

  • réhabiliter progressivement les archétypes empêchés,

  • restaurer une capacité de choix.


L’action ne revient que lorsqu’elle n’est plus vécue comme dangereuse.


Le rôle du cadre thérapeutique


Le cadre thérapeutique offre un espace sécurisé dans lequel la personne peut expérimenter, parfois pour la première fois, le fait que sa parole a un effet, que ses limites peuvent être respectées et que ses ressentis sont légitimes.


Ce cadre soutient la reprise progressive du processus d’individuation : redevenir sujet de sa propre vie, après une période où il a fallu avant tout survivre.


Ce qui change concrètement pour la personne accompagnée


Au fil du travail thérapeutique, des transformations souvent discrètes mais profondes apparaissent :

  • la capacité à dire non sans panique,

  • une reprise de l’initiative,

  • une diminution de la culpabilité,

  • une meilleure écoute de ses limites,

  • des choix plus alignés avec ses valeurs.


Il ne s’agit pas d’un retour à une toute-puissance illusoire, mais d’une réappropriation progressive de sa capacité d’agir.


Travailler l’impuissance apprise en consultation


En consultation, l’impuissance apprise se manifeste par des récits de fatigue extrême, de blocage décisionnel, de peur de se tromper ou de sentiment d’échec répété. Dans une approche d’inspiration jungienne, ces manifestations sont comprises comme des signaux, non comme des défauts.


À Paris 12 et à Vincennes, Alexandra Lange propose un accompagnement intégratif permettant de travailler ces dynamiques en profondeur, dans le respect de l’histoire et du rythme de chacun.


Retrouver une capacité d’agir, pas à pas


Traiter l’impuissance apprise en psychothérapie ne consiste pas à pousser à l’action, mais à rendre à nouveau l’action possible. Ce chemin demande du temps, de la sécurité et un accompagnement ajusté.


Dans la perspective jungienne, cette traversée s’inscrit pleinement dans le processus d’individuation : redevenir acteur de sa vie, après une période où l’on a dû se taire, tenir ou se figer.




En visant à offrir un espace chaleureux et accueillant, le cabinet de psychothérapie d'Alexandra Lange se positionne comme un allié précieux dans le cheminement vers une meilleure santé mentale. Que vous soyez aux prises avec des défis personnels, des troubles émotionnels ou simplement à la recherche d'un soutien professionnel, la psychothérapie peut fournir les outils et les ressources nécessaires pour vous accompagner sur le chemin du bien-être mental.


Alexandra LANGE, psychopraticienne à Paris 12ème, Bercy

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